lundi 30 mai 2011

A n'en plus pouvoir

Bonjour à tous.

J'ai des impatiences depuis l'adolescence, probablement même plus tôt, ma mère en avait aussi.

J'ai d'abord trouvé la solution d'étirer les jambes dans le lit pour ne pas avoir à me lever.

Plus tard, il a fallu que je me lève et fasse des flexions-extensions les mains appuyées aux montants du lit, jusqu'à épuisement, plusieurs fois par jour.

Puis, j'ai observé une accalmie lorsque je prenais un médicament codéiné.

Mais on ne peut monter les doses indéfiniment, or, le syndrome s'aggrave d'année en année.

Le trivastal a été une autre étape apaisante sur mon parcours. Il n'a pas suffi.

On a ajouté l'adartrel, efficace aussi, j'ai dû monter les doses au maxi.

Toujours combinées aux codéinés.

J'ai passé plusieurs semaines à marcher 22h sur 24, avec des sommes de 5 mn quand je pouvais m'asseoir sans me relever aussi tôt.

Jusqu'à ce qu'une nuit, je me sente prête à tout pour arrêter ça.

J'ai cherché les doses dangereuses de codéine sur le net, et j'ai poussé les codéinés.

Mais on nous saoule avec les risques dela codéine, et je suis passée prêt de l'accident paracétamol overdosé.

J'ai insisté auprès de mon médecin pour obtenir la codéine pure, afin d'éviter le paracétamol.

A la grande terreur de mes pharmaciens, il a fini pas accepter, car je n'ai pas un tempérament addict.

J'ai pris la codéine pure, et j'ai pu baisser petit à petit les dopaminergiques.

J'ai enfin pu vivre mes jambes à peu près calmes, j'ai baissé aussi la codéine, et ai pu l'arrêter sans aucun problème (mes pharmaciens ont retrouvé le sourire)

Mais


Mais je suis somnolente et risque la mort en conduisant.

Le syndrome s'aggrave encore, je suis obligée de remonter les dopaminergiques, depuis ma crise paroxystique, je ne supporte plus et deviens folle quand les jambes s'enragent.

J'ai défié ce handicap en me lançant dans des projets lourds, des expositions collectives, mais j'ai dû affronter les hommes en plus du handicap.

Je me laisse maintenant exposer, mais cela même m'est pénible, je m'endors à table chez mes hôtes, je somnole pendant les animations, je sieste des heures, je m'endors en descendant les escaliers, j'ai réussi à ne tomber qu'à la dernière marche.
Ce qui n'empêche pas mes jambes de piquer une danse de saint gui par moments

J'envisage de reprendre la codéine pour baisser les dopaminergiques.

Je ne sais de tant de maux quel est le moindre.

Je sais seulement que je ne peux plus supporter la montée des "crises de papattes"



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